|
Apres une semaine et demie a Cusco, voici un petit tour d horizon de ce que nous avons vu et qui nous pose parfois questions...
En arrivant ici, nous rejoignions Marie, presidente de l association tierra y niños del sol...et des le premier soir, elle accompagnait un enfant de la rue pour lui payer un repas dans un petit restaurant. C est alors qu une multitude de questions a commence a poindre... quelle doit etre notre attitude face a ces enfants qui vendent de jour comme de nuit divers objets a vocation plus ou moins touristiques et autres cartes postales? doit on se faire cirer les chaussures, alors que nous sommes contre le travail des enfants? doit on feindre l indifference lorsqu ils nous demandent de l argent au risque de les laisser dans une misere encore plus profonde. Enfin, devant tant de tourisme comment leur montrer un visage simple et leur redonner confiance en l adulte (de surcroit s il est etranger).
La derive que nous pouvons craindre est de paraitre le pere noel de l europe, a donner ponctuellement de l argent, or ce n est pas notre intention. Et de plus, nous ne voudrions pas contribuer a un systeme contre lequel nous nous battons (le travail de l enfant).
Ainsi, les reponses ou lignes de conduites que nous nous sommes fixees sont les suivantes: nous achetons effectivement des cartes postales aux enfants avec deux prealables essentiels a nos yeux: tout d abord, nous demandons aux enfants s ils sont dans une association (ce qui engendre une prise en charge dans une structure avec un but d insertion scolaire et sociale) ensuite, nous ne cautionnons pas le travail a partir de la tombee du jour, ainsi, si un enfant nous propose quoique ce soit le soir, nous discutons avec mais ne lui achetons rien.
Ce que nous faisons egalement est d accompagner l enfant pour manger un repas complet (ce qui, vous l aurez compris est peu cher ici).
En aucun cas, nous ne donnons de l argent s il n y a pas un "travail" en retour. Nous agissons ainsi car nous pensons qu il faut valoriser un travail (vente, qui engendre un contact reel) afin de les conduire a plus d estime pour eux memes.
Nous en parlons souvent, entre nous et en avons aussi beaucoup parle avec Marie. Nous ecrivons seulement sur les enfants mais notre questionnement est valable pour les personnes agees, dont la situation est aussi triste. Toute une population a deux extremes d ages qui nous laisse perplexe, tant elle semble oubliee.
Notre attitude ici n est pas posee comme modele, nous esperons que vous donnerez un avis. Nous essayons de faire au mieux, durant notre venue ici, et surtout de ne pas fermer les yeux sur une misere du monde.
|